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Pourquoi une maison passive ?
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Une démarche active et engagée

Au départ du projet, nous avions 2 objectifs :
* réaliser une maison économe en énergie et écologique (saine)
* envie de vivre dans une maison qui ait une âme, une « gueule », donc tout sauf la maison-cube malheureusement trop souvent stéréotypée dans ce mode constructif.

Très vite, nous réalisons que le nouveau label BBC inonde le marché : tous les promoteurs placardent ce logo comme le nouveau concept à la mode. Bref, le BBC est incontournable.

Comme toujours en pareil cas, le fameux « ne cherchez plus, c’est moi le plus beau » rivalise avec « devenez riches grâce à mes panneaux photovoltaïques », sans compter avec les pompes à chaleur, « on en mangerait presque ».
Bref, dans ce royaume des bisounours où tout le monde il est beau et gentil, on comprend vite que beaucoup sont là, attirés par le bon filon commercial que représente l’engouement de la construction verte.

L’un, d’ailleurs, m’avait dit : « moi, j’installerai du photovoltaïque chez moi quand les prix redescendront au cours raisonnable de leur vraie valeur ; on vous surfacture un produit au prétexte que l’État octroie 50% de crédit d’impôts ». Compte tenu des finances du fisc qui rabote tout ce qu’il peut, pourquoi doit-il finalement engraisser des marchands opportunistes qui appliquent des marges « excessives » ?

On se pose alors les premières grandes questions : avec quels matériaux ferai-je mes murs : parpaings, briques, béton cellulaire, bois... ?

Vous consultez alors des premiers constructeurs qui finalement n’utilisent que le béton ou la brique. « Euh, vous faites du bois ? Non, car aucun client ne nous le demande. Si la proposition n’existe pas, je ne vois pas comment on peut en faire le choix ! »

Comme on nous explique qu’on peut arriver peu ou prou au même résultat, il est difficile de se déterminer. De plus, notre petit doigt nous dit que si des matériaux différents existent, c’est donc qu’ils sont... différents et que le résultat sera donc différent aussi !
Dans l’impossibilité de décerner le meilleur choix à faire, je contacte alors l’Hespul qui m’explique alors gentiment qu’en fonction de l’épaisseur et des compléments d’isolants et patati... On tourne clairement en rond.

Finalement, l’Agence Locale de l’Equipement me dit qu’ils peuvent me fournir une liste d’architectes spécialisés dans le BBC. Je découvre alors une série d’archi ayant soit effectué la formation de l’Hespul, soit ayant réalisé des maisons BBC.
J’en identifie un qui présente le triple avantage d’avoir la théorie, la pratique et la proximité géographique (3km de chez nous).
Je le reçois 2h sur le terrain, lui présente mon projet, lui donne précisément nos critères en nombre de pièces et surfaces détaillées. Après une première esquisse qui n’allait pas du tout (notamment oubli de pièces), il nous envoie finalement un 2e projet encore plus absurde que le premier ! S’il y a UNE évidence dans la conception bioclimatique, c’est d’orienter la maison au sud, dans la mesure du possible. Notre terrain s’y prête parfaitement. Que nous a-t-il proposé ? Un double garage plein sud, une grosse perte de place (env 20m² d’entrée), la cuisine tout au nord (facile pour décharger les courses), laquelle est séparée du séjour par la salle de jeux (qu’il faut donc enjamber avec le poulet chaud en espérant ne pas trébucher sur une poupée ou tout autre jouet éventuellement à roulette !). Ce n’est pas tout : après avoir atteint courageusement le séjour sous les applaudissements des invités, reconnaissant la bravoure du service et le courage de cette aventure à la Indiana Jones, il faut essayer de servir les invités en tournant autour de la table, sachant que le séjour fait 3m de large ! Bref, autant dire qu’entre la table et les chaises de part et d’autres, le poulet, mieux vaut qu’il soit light et s’être bien entraîné pour rentrer le ventre sans que les invités voient qu’on est en apnée...
En tous cas, comme la crème fraîche, le séjour est aussi allégé en surface (-50%).

Inutile de préciser que nous n’avons pas envisagé de donner suite...

Vient ensuite la question du chauffage : pompe à chaleur ? chauffage au sol ? solaire thermique ? poêle à bois ? granulés ? géothermie ? aérothermie ? radiateurs électriques ?

A force de lire, de se renseigner, d’écouter, de rencontrer des gens, on ne sait plus qui croire. Mais ça permet de réfléchir et de mûrir.

Nous allons rencontrer une entreprise à Villefranche qui se spécialise sur la géothermie verticale. Je lui pose alors la question suivante : « et si on fait une maison passive ? » Sa réponse claque : « Vous n’avez pas besoin de moi ». C’est dit, c’est clair.
Et si le coût de l’investissement dans le chauffage (qui continuera d’ailleurs à nous coûter durablement en énergie), était reporté sur une amélioration de la performance de la maison (isolation renforcée) ? Cette installation durable peut-elle nous amener au « passif » ?

RECOMMANDATION : avant de vous disperser, suivez les conseils de ceux qui ont fait avec des gens compétents et pour qui ça fonctionne. Lisez « MAISONS PASSIVES » par Adeline Guerriat aux Editions « L'Inédite ».
180 pages de conseils, de témoignages, de croquis et d’explications pratiques. Une lecture agréable, simple et très accessible.

A partir de là tout devient clair, y compris sur le coût.


Ayez la vision, mais à long terme, simplement à 10 ans : en 2020, la norme sera aux maisons passives. Pour votre confort de vie, vos économies d’énergie, l’effort pour la planète, et la préservation de votre patrimoine (que vaudra votre maison au moment de la revendre dans 10 ans si elle n’est pas aux normes ?) : CONSTRUISEZ PASSIF !!!

Une bonne exposition, une isolation renforcée, des menuiseries de qualité… Autant d’atouts durables à ne pas négliger ; faites les bons choix !